lundi 19 mai 2008

Auroville a quarante ans, où en est l’utopie communautaire ?

1) Auroville a quarante ans, où en est l’utopie communautaire ?

Les premiers habitants d'Auroville avaient fait voeux de vivre sans argent, nationalité, politique ou religion. Toutefois, en quarante ans d'existence, la communauté a su évoluer dans la société moderne, et chacun garde sa liberté de s'accommoder ou non des règles. D'abord, Auroville ne se présente pas comme une ville traditionnelle ni comme une cité aux contours étudiés mais comme une agglomération d'habitations allant de la grotte à la villa avec alarme en passant par les cabanes dans les arbres ou les huttes. L'habitat est éparpillé mais regroupé par quartiers aux noms évocateurs, « le Courage », « New Creation », ou encore « Aspiration ». Les principes de la ville ont été énoncés par Mira Alfassa lors de la fondation du village : Auroville n'appartient à personne, Auroville appartient à l'humanité toute entière. Mira Alfassa était une française née en 1878 et séduite par l'Inde depuis quarante ans. Après avoir dirigé un ashram, village communautaire, à Aurobindo, près de Pondichery, depuis 1926, « la Mère » rassembla les représentants de cent vingt nations différentes pour les débuts d'Auroville le 28 février 1968.
Les Indiens sont aujourd'hui 40 % de la population active et outre son esprit de communauté, le village d'Auroville a été l'occasion de planter une forêt d'arbres variés dans un canyon autrefois bon pour les chèvres. Quarante ans plus tard, les arbres sont devenus majestueux et accueillent même des visiteurs. En effet, Auroville est visitée chaque année par de nombreux touristes attirés par le mode de vie des habitants autant que par la flore exceptionnelle de l'endroit.
On a même mis en place un « visitor's center » afin d'accueillir au mieux les touristes et de leur proposer des chambres d'hôtes dans une vision nettement plus commerciale que spirituelle. Mais il faut vivre avec son temps et il faut gagner sa vie car à Auroville, chaque habitant reçoit chaque mois une « maintenance », soit l'équivalent de cent euros alors que le coût moyen de la vie est trois fois plus cher. Il faut donc compléter par des petits boulots à l'extérieur ou le tourisme sur place. Mais les avantages de la vie d'Auroville sont largement supérieurs aux inconvénients car tous bénéficient d'une bonne hygiène mentale, avec exercices de méditation, et physique grâce à la nourriture bio produite sur place. Pour devenir membre de la communauté, il faut d'abord devenir un hôte pendant au moins trois mois, puis passer devant l' « Entry club » qui évalue la capacité du candidat à contribuer à « l'avènement de l'unité humaine ». On devient alors un « new comer », ou nouvel arrivant, durant un à deux ans et enfin un ou une Aurovillois(e) pour de bon.

Si la communauté ne comptait que trois cent habitants à sa création, ils sont aujourd'hui plus de 2 000, avec une grosse minorité d'indiens, 15 % de français, 13 % d'allemands, 5 % d'italiens et 4 % de hollandais. Toutes les infrastructures d'Auroville sont basées sur des énergies renouvelables et le village compte pas moins de 170 entreprises. Pour plus d'information, on peut aller consulter le témoignage d'une habitante d'Auroville depuis trente ans, lechemindemarie.canalblog.com.


2) 40 ans d’utopie à Auroville
http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde--ans-d-utopie-a-auroville-1155.asp?1=1

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